débats de société

Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 23:07
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Afin d'éclaircir le débat, il faut d'abord se livrer à un petit travail intellectuel.
Il est bon en effet de rappeler les concepts tant invoqués par les médias.  Commençons par faire une distinction subtile, certes, mais essentielle : distinguons la sphère privée d'avec la sphère publique.
Et appliquons-y un ingrédient : la laicité. On obtient :

1/ La  sphère privée  est strictement limitée à la circonférence de l'individu. Je m'explique : dans une démocratie libérale (au sens politique) -  comme la nôtre -  l'état N'A PAS À INTERVENIR dans les choix des individus. L'état n'a pas à imposer une opinion aussi majoritaire soit-elle... aux citoyens qui le composent. Ce serait justement renier notre héritage des lumières et les droits de l'homme.

2/ La sphère publique est un espace qui doit rester neutre car propriété de tous les citoyens. A cet égart, le service public s'adresse à TOUS les citoyens et de manière IDENTIQUE. En vertu de ce principe, aucun signe distinctif ne peut être tolérer.

Fort de ces considérations, on devrait déterminer la place de la Burqa dans la société sans trop de difficultés.
Sauf que...  comme souvent les médias ne simplifient pas le tâche pour le plus grand bonheur du gouvernement !
En effet, les multiples reportages, les interviews, les prises de position à tout va, bref l'ultra-médiatisation a contribué à brouiller les cartes.

Primo, ce débat était-il nécessaire ? Rappelons que seulement 2000 personnes en France portent la Burqa... Tant de tapage médiatique pour, comme toujours, acoucher d'une loi qui ne concernerait que 2000 femmes sur 65 millions de français...

Secundo, le refus absolu de voir une femme voilée, si spécifique à notre culture occidentale, a contaminé constamment le débat...  Le feminisme convoqué en sus était en fait un masque de notre ethnocentrisme. Puis, inévitablement, la bien-pensance s'est emparée du débat.  Pleine de bon sentiments à l'égard de tout le monde, la pensée ne pouvait plus évoluer sans une courbette...ce fut la culbute.

Or, à mon sens, le débat sur la Burqua est passé à côté de l'essentiel...
- a ) La position qui vise à interdire radicalement la burqa, à l'éradiquer de la toutes les sphères, est intolérable en vertu des éléments susmentionnés. L'état en effet ne peut pas intervenir dans la sphère privée (cf.1).

- b) La position - très minoritaire - qui ne veut aucune interdiction, pronant la liberté absolue dans le choix des vêtements n'est pas, en regard de ce qui a été dit,  cohérente avec une démocratie libérale. La France n'est pas l'Arabie saoudite... Tenir cette position, c'est être partisan d'un état totalitaire !

-d) Interdire la Burqa dans la sphère publique, l'autoriser dans la sphère privée. Telle serait la position démocratique respectueuse des droits de l'homme.

Deux questionx demeurent : 
 1 / comment délimiter sphère publique et sphère privée ?
Réponse : se reporter aux paragraphes ci-dessus.        
2/ La rue appartient-elle à la sphère privée ou à la sphère publique ?
Réponse : à la sphère privée tant que l'ordre social n'est pas remis en cause. On ne vous impose pas en effet un habille particuler - ce serait une dictature ! -, on vous demande cependant de respecter certaines règles afin de ne pas attenter à la libérté des autres.

Ainsi, la Burqa n'est pas une atteinte à autrui, les arguments concernant les yeux développés par  Devedjian sont à ce titre inadmissibles. Une femme qui porte la Burqa peut circuler  - en droit - dans la rue. Elle ne peut cependant pas exercer un métier relatif à la fonction publique. Je crois que c'est suffisant pour cette question qui à décidément bien trop préoccupé nos citoyens, les détournant des vraies réformes autrement plus difficiles à mettre en forme.

                                                                                                                        





Par paul logos - Publié dans : débats de société - Communauté : France Laïque &Multi-ethnique
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 20:36
Le port de la Burqa a suscité un grand débat très médiatisé ces derniers temps :

On y invoqua  les valeurs de la république ressortie -  à l'occasion  - du plaquard médiatique dans lequel elle était tombée durant tants d'années...  Nos politiques nous apprenaient alors que Burqa et laicité ne peuvent rimer ensemble, n'en déplaise à l'électorat musulman... Ils firent aussi inévitablement référence - en l'approuvant ou en la désapprouvant - à la question de l'identité nationale... Enfin ils conclurent  - presque en coeur - de l'incompatibilité du voile complet avec les valeurs des droits de l'homme.

Que dire dès lors lorsqu'on fait référence aux  sacro-saints droits de l'homme ?...
Peut-on s'opposer à une loi placée sous la bénédiction de ces droits ?


Par paul logos - Publié dans : débats de société - Communauté : France Laïque &Multi-ethnique
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 18:50

           Je l'ai dit dès le début de cet article et tan pis si je me répète : tout travail doit être rémunéré et,  il est évident qu'une chanson est le fruit d'un travail collectif regroupant un grand nombre de personnes qui vivent de cela. Je prends l'exemple de la création musicale mais cela pourrait être celui de la création d'une œuvre en général. L'art dans sa forme la plus pure n'est pas lié à l'argent. Mais, les artistes vivant de leurs œuvres doivent bien s'improviser marchands..., métamorphose qu'ils réussissent généralement assez bien,  je m'égare... Bref, il faut rémunérer l'œuvre et le vol est bien sûr condamnable.

Le fait est qu'internet est un monde extrêmement anarchique peut-être du fait de sa relative nouveauté,( j'entends pour le grand public bien sûr)  on trouve en effet de tout sur le net... Et si vous n'êtes pas convaincu essayez donc de vous balader sur la toile via un moteur de recherche, vous comprendrez très vite ce que je veux dire.

Or anarchie - ah Proudhon !... -  ne rime pas avec démocratie et respect des droits de l'homme. Et il est nécessaire pour tout créateur de contrôler sa création, regardez "I robot"

( film médiocre au demeurant) pour vous en convaincre...

Il faut donc une régulation, une loi dictée par les hommes, en l'occurrence en accord avec les droits de l'homme. Il ne faudrait surtout pas que ce monde (internet), merveilleux sur bien des points, deviennent totalement libre et  se détache définitivement de ses créateurs : les humains. Les politiques l'ont bien compris et...justement c'est là que le bât blesse. La loi Hadopi a en effet été décrétée anticonstitutionnelle et lorsqu'on y regarde de plus près on s'aperçoit qu'il y a un véritable problème principalement pour deux raisons.

D'une part, parce que les "pirates" qui volent les oeuvres des artistes la nuit sont d'honnête citoyens le jour ! De plus, quand on sait que ces pirates sont près de dix millions on a des frissons ! Qui sait peut-être parmi ces pirates se trouve le fils d'un ministre ?! Cela se révèle être un problème générationnel !

D'autre part et plus gravement encore,  cette loi ouvre la porte à une surveillance générale des internautes, parce que cette loi brime certaines libertés dans un monde en perpétuel changement. Ainsi, le Conseil constitutionnel  estime que l'accès à internet est devenu un droit fondamental. Par conséquent, c'est d'une réforme globale de l'internet dont l'human ité a besoin et non d'une faible loi antidémocratique, impopulaire auprès des jeunes qui plus est. La licence globale me paraît être une alternative viable.

Pourquoi, alors qu'on nous bassine avec la démocratisation de l'enseignement, internet, l'école de demain, ne devrait être l'incarnation du  libre accès à la culture dans toute sa diversité et sa richesse ?

Combien paraîtra alors ridicule cette loi en 2030 où, on le voit déjà, portables, ordinateurs, lecteurs mp3 et tutti quanti,  ne seront plus différenciés. Les bornes de connectivité à internet seront, n'en doutons pas,  installées et accessibles partout et le quidam ne verra alors aucune différence entre  écouter sa musique accessible sur le net (via streaming) ou son morceau enregistré sur son lecteur, intégré dans son oreille interne !

Dès lors, la notion de possession  n'existera plus ou disons sera démultipliée et, ce sera un progrès de plus tant que ce système respectera les droits de l'individu en garantissant un accès identique à tous le citoyens du...monde. Voilà la véritable démocratie, utopique j'en conviens.


 

Par paul logos - Publié dans : débats de société - Communauté : Liberté et démocratie
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 13:49

             Revenons au corps de la loi qui, grosso modo, vise à punir le « vol » des droits d'auteurs. C'est ici que, selon moi, doit se situer le point-clef de la réflexion et du débat qui s'ensuivra.  En effet, doit-ton mettre sur le même plan une information virtuelle qui circule sur le net et un produit concret de la vie réelle ?

Ainsi, pour prendre exemple bête, lors d'un repas si  vous donnez un morceau de pain à votre voisin, vous n'avez plus le pain, vous ne pouvez  plus le manger. 

Le pain est concret et il est dans les mains de votre voisin. Jusque là c'est facile !

A l'inverse, si le voisin annonce qu'il ne veut pas de ce morceau de pain, vous êtes deux à avoir l'information.  En d'autres termes, on constate que, par nature, l'information qui est en fait une sublimation de la matière est différente du morceau de pain qui lui, de toute façon, finira dans la bouche de quelqu'un ! C'est comme cela que se propagent les mythes alors que les conteurs, eux, sont condamnés à mourir. On touche ici à une notion philosophique complexe... Mais force est de constater que l'internet est un monde crée de toute pièce par l'homme et que, bien qu'il soit rationnellement explicable, demeure par définition -irréel. Une fois cette distinction fondamentale faite, la notion de vol virtuel s'en trouve conséquemment changée. Un autre sort doit être destiné au marché de l'information inscrit dans le virtuel ( ma musique téléchargée) qu'à celui du marché inscrit dans le réel (mon lecteur mp3).

  Cette notion ne semble pas avoir été acceptée par les politiques - voire pas dutout prise en compte... - qui s'attachent encore et toujours à une conception caduque d'un internet qui fait peur et n'a pas fait partie de leur prime jeunesse... Peut-être est-ce aussi une volonté de plaire aux artistes qui, pour la plupart soutiennent le projet, publicité non négligeable pour se former un électorat intergénérationnel et populaire.

Par paul logos - Publié dans : débats de société - Communauté : Liberté et démocratie
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 13:36

         Irréalisable, parce que le « peer to pee» est aujourd'hui obsolète : les gens ne téléchargent plus, ils préfèrent écouter de la musique ou regarder des films en ligne sur des sites gratuits qui possèdent en stock, près de 4 millions de morceaux écoutables à tout instant sur la toile légalement.  Chacun aura reconnu ce qu'on appelle le streaming ou lecture en continu.

     D'autre part, il existe déjà sur le net de nombreux moyens de contourner « l'obstacle » du téléchargement via serveurs. Ainsi, quelque chose me dit qu'il sera toujours possible de contourner les obstacles sur la toile pour la simple et bonne raison que toute création humaine est, par définition, imparfaite. Les « petits génis » de la toile, rarement du côté de la loi, auront toujours quelques années d'avance sur les autres !

Par paul logos - Publié dans : débats de société - Communauté : Liberté et démocratie
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