Samedi 2 janvier 2010
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17:36
Après que j'ai délaissé mon blog pendant un certain nombre de mois, me voilà de retour ! pour un temps du moins...
Aussi aimerais-je faire un (très) bref bilan de l'année 2009 qui vient de s'achever.
A l'heure ou j'écris et dans cette atmosphère de crise toujours bien tenace, ce bilan se doit
d'être clair et le plus objectif possible. Oublions quelques instants la crise du capitalisme que traverse notre
économie actuelle qui, d'une part a débuté bien avant 2009 et, d'autre part (et surtout ?), a monopolisait tous les débats depuis au moins 3 ans. Ne nous y attardons donc pas, trop de choses
ont été dites à son sujet, et tout lecteur désireux d'appréhender le problème pourra par exemple se reporter au livre de Jacques Attali, La Crise et après ?, qui
explique formidablement bien les mécanismes, les rouages qui ont été (et qui sont toujours) mis à mal en pleine crise financière.
Précisons-le d'emblée, l'analyse se limitera aux trois grandes crises qui ont connu une couverture
médiatique immense, non qu'elles la méritaient nécessairement - on ne peut à ce titre que déplorer le manque de recul des médias face à l'information -, mais bien parce qu'elles ont été
- au moins pour un temps - dans toutes les têtes des citoyens.
Quelques grands événements ont ainsi incontestablement marqué cette année et il serait bien dommage de ne les guère
analyser si l'on souhaite dresser un tableau de ce temps écoulé, temps de troubles sans ancun doute.
L'opinion - peut-etre lasse de l'hégémonie d'un unique débat mais certainement pas de l'atmosphere de
crise - a semblé vouloir introduire un peu de sel dans la soupe. Ou alors, peut-être est-ce tout simplement l'intelligentsia politico-médiatique qui, voulant preserver sa
part de beurre, a compris l' intéret qu'elle aurait à compliquer la recette du gateau ? La vérité est un mélange de plusieurs ingrédients , toujours est-il que, non satisfaits d'une crise
financiere nous avons désormais à lutter sur tous les fronts : les crises fusent de partout.
La crise écologique est désormais vue comme la cause première de la crise économique, quant à la crise identitaire, tombée comme un cheveu sur la soupe, elle
complète à merveille un plat pour le moins complexe !
Les crises sont omniprésentes et par conséquent prennent - de plus en plus- le pas sur la raison, on
peut déjà imaginer une suite à cette liste : crise religieuse, crise virale, crise du génôme, crise de l'éducation, crise du langage, crise de la
pensée, etc. Bref, à lire la presse, écouter la radio, regarder la télé, observer les blogs, le monde va mal. Mais ce qui me surprend le plus dans tout cela, ce n'est pas la célérité avec
laquelle l'information circule, les données se contredisent, s'entremêlent, se mélangent, se confondent mais bien plutôt, la recherche systématique de causes extérieures, de crises
exogènes.
Il y a en effet une crise dont on a pas encore parler ou plutôt qui les contient toutes, c'est la crise de l'homo sapiens.
Si le grand saut évolutif qu'est la prise de conscience de la place qu'un être occupe dans l'organisme nature est ce qui nous caractérise nous, les Homo
sapiens, quelle serait alors la réaction de Charles Darwin en ragardant le monde tel qu'il est aujourd'hui ? Ou pis, l'homme comme produit de l'évolution !
Par paul logos
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Mercredi 12 août 2009
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15:50
Le principal problème avec l'anorexie : c'est qu'elle est évidemment dangereuse pour la santé et tout le monde aujourd'hui est d'accord sur ce point.
Dangereuse pour la santé, nous l'avons dit, mais aussi révélatrice d'une époque ou plutôt, des tares d'une époque.
Elle est selon moi la conséquence d'une éducation, d'une culture, et bien sûr - comme toujours... - d'une affaire de sous. Je vous invite à lire le
très bon livre de Philippe Jeammet, Anorexie, boulimie : Maladies du paradoxe.
Sur ce, je vous souhaite bonne lecture et aussi réflexion sur les quelques articles de ce blog en attendant la suite.
Par paul logos
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Lundi 10 août 2009
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14:51
L'anorexie, maladie pourtant moins médiatisée que l'obésité et qui touche une large partie de la population des pays riches dont la France, sera le sujet des
prochains articles que j'écrirai sur ce blog.
Par paul logos
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Mercredi 8 juillet 2009
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12:15
Enfin ! On attendait une coalition, au delà de tout clivage politique entre la gauche et la droite (UMP) et, on l'a eu !
Force est de constater que ce regroupement englobe un grand nombre de personnes aux idées et programmes politiques bien différents. Ceci n'a pas empêché cela. Et le FN a été tenu en
défaite..., on respire pour un temps.
Cependant, la joie cède vite sa place au pessimisme, très présent il est vrai en temps de crise...
Ce résultat, à court terme, ne peut être que positif tant il redonne un peu d'espoir à tous les français qui redoutent l'extrémisme.
En revanche, le fait que tous les partis autres que le FN n'ont d'autre alternative que de s'unir pour "rejeter" une vision d'une France qu'ils ne veulent pas, révèlent
plusieurs choses, assez inquiétantes.
Ainsi, on espère qu' à plus long terme des solutions seront trouvées par la majorité pour pallier les problèmes économiques de la ville. En effet, si ce n'est pas
le cas, on imagine bien que cet échec se transformerait en un formidable argument électoral pour le FN lors des prochaines élections. Et cette fois-ci, le scrutin ne pardonnerait pas.
Tout d'abord, dans la France actuelle, plus aucun parti (de gauche) ne peut se targuer de rassembler un très grand nombre de voix dans les milieux populaires. Constat
intéressant : les classes populaires ne voient plus de sérieux représentants dans les "grands partis". Elles sont, en quelques sortes, désabusées. Le boycott est donc naturel, et le
taux d'abstention aux élections européennes le montre bien...
Second constat : le FN qu'on disait mort est...toujours vivant et plus dangereux que jamais.
Ensuite, on remarque la résurgence d'une vieille habitude de l'extrême droite : un programme à visées sociales clairement définies. Ainsi, il y a une partie de la droite
française, la droite bonapartiste notamment, qui a toujours eu un programme social très fort et s'est opposée au libéralisme dès ses premières heures. Libéralisme qui,
selon elle, asservit les "états souverains". Il serait trop long de développer cet aspect de la droite française mais, constatons qu'en pleine crise du libéralisme, ces idées
"oubliées" tendent à faire peau neuve et bousculent le paysage politique actuel.
De plus, on pourrait soutenir que depuis la disparition définitive des idéologies politiques ( communisme en 89, capitalisme aujourd'hui ) avec leur lot de certitudes qu'elles transportaient
alors, seul le pragmatisme est aujourd'hui de rigueur. Et Sarkozy est l'un de ses plus grands adeptes.
Cependant, ce bouleversement économique et politique ne paraît pas atteindre l'extrême droite française et, au contraire, semble renforcer son programme.A pragmatisme elle
oppose populisme. En effet, son programme social est aujourd'hui, incontestablement, le plus clair du paysage politique français et est destiné en priorité aux classes
défavorisées. Encore faut-il analyser son contenu..., du moins il est cohérent avec les idées défendues.
De plus, le constat social dramatique et l'incapacité du gouvernement à faire face à une crise qui le dépasse de toute part, viennent alimenter les vieux adages tels : "
La France tu l'aimes ou tu la quittes " ou encore " les étrangers viennent manger notre pain", autrement dit : le racisme.
Hier, cette extrême droite française "jouait" avec le thème de l'insécurité, aujourd'hui c'est celui des licenciements économiques et du chômage. Attention donc, car à
force de ne pas proposer d'alternative sérieuse, on risque d'alimenter cette vision radicale qui ne souffre pas du grand désarroi de la politique française car elle
a toujours était marginalisée.
Enfin, je voudrais attirer l'attention tout particulièrement sur le fait qu'aujourd'hui le parti qui a dans ses électeurs le plus d'ouvriers n'est autre que le Front National ! Cette
classe sociale qui, hier encore, votait sans complexe "communiste" est la plus gravement touchée par la crise et, de fait, la moins représentée par les partis dits "classiques" qui se
sont peu à peu désintéressés d'elle. Ainsi la voix des ouvriers a été supplantée par celle des "petits fonctionnaires". La France d'en bas comme on l'appelle, avait alors
choisi le vote "sanction" en 2002 lors du premier tour et, maintenant, peut-être par dépit, elle se tourne définitivement vers le FN.
Par paul logos
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Publié dans : politique intérieure
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Mardi 7 juillet 2009
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16:21
Passons du coq à l'âne
!
Après les quelques articles sur la loi Hadopi que j'ai publiés, j'aimerais
maintenant réagir sur un sujet qui n'a rien à voir avec le précédent si ce
n'est qu'il y a aussi matière à réflexion : la "défaite" du Front National à Henin-Beaumont.
Il y a en effet quelques jours le Front National a été battu à Hénin-Beaumont, commune française située dans le nord-Pas-de-Calais qui votait "très à gauche" jusqu'au début des années
2000.
Il y a deux analyses à proposer, plus exactement deux points de vue différents à confronter.
L'un est résolument optimiste : on ne peut en effet que se réjouir de la défaite d'un parti qui pratique un populisme décomplexé, porteur des pires
maladies pour la France et qui touche une ville "sinistrée". J'analyserai la coalition qui s'est mise en place, au fur et à mesure de la campagne, contre le parti de M. Le Pen.
L'autre analyse apparaîtra alors comme pessimiste mais malheureusement, comme toujours...assez réaliste. En effet, nous tenterons de voir comment un parti aux idées
extrémistes en les maquillant d'un programme social concret parvient à ravir tant de voix.
Voilà, le débat est lancé, j'espère que vous serez nombreux à réagir à mes remarques. Quant à moi, je reviendrai dès que mon emploi du temps me le permettra sur les deux pans de mon analyse.
Bonne visite à tous !
Par paul logos
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Publié dans : politique intérieure
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